L’automne, c’est la saison des grandes migrations, c’est bien connu – les canards, les outardes, les colibris, les trailers à carottes, tout se promène. C’est aussi bien connu que la migration connaît parfois des ratés. Après avoir vu (encore!) des outardes «voler à l’envers de l’hiver» (salut, Charlebois!) au début de la semaine, durant une de mes migrations quotidiennes vers le sud, voilà que j’ai croisé vendredi matin (ou plutôt dépassé) un beau pickup Ford (un peu comme celui de monsieur Soucy, tiens) tirant une remorque pleine de carottes en direction de … Montréal!?
Y’a-t-il un territoire de chasse coincé quelque part entre le tunnel Hippolyte-Lafontaine et le futur pont de la 25 dont je n’ai pas entendu parler?
Ben il faut croire que oui, vu la quasi collision que j’ai eue (bon, bon, failli avoir) avec un autre pickup, celui-là tirant une remorque portant un «quatre roues», et qui sortait comme une balle de fusil du stationnement de la résidence de la bm.
C’est pas mêlant, en une heure, j’ai rencontré plus de remorques et de pickups de chasseurs à Montréal que par chez nous!
Pendant ce temps, on entend parfois des chevreuils patauger dans la terre humide, le soir, près de la maison. Ces mêmes chevreuils qui, lorsque la saison de la chasse sera terminée, continueront de chercher en vain toutes ces carottes apparues comme par enchantement autour du 25 octobre et devront se contenter de brouter nos cèdres et ceux de madame Harvey. De toutes façons, c’est probablement bien meilleur pour leur santé, le cèdre.
