J’ai mal aux dents depuis la fin de la semaine dernière. Je DÉTESTE les maux de dents. Ça dégénère toujours en mal de face. J’ai appelé le dentiste dès vendredi. Oui, j’ai appelé MOI-MÊME. Quand ma mère a su ça, elle a dit, et je CITE, “ça devait te faire mal pour vrai, mon minou”. METZEN. En fait, c’était pas si pire, mais une tite voix m’a dit hmmmmm, ça pourrait empirer. Je DÉTESTE aller chez le dentiste. J’ai peur, j’ai peur, j’ai peur, c’est irrationnel, ça me fait pleurer, ça m’empêche de dormir, c’est complètement ridicule, mon affaire.
Alors, comme je déteste aller chez le dentiste, je me suis dit que je serais sans doute mieux d’y aller au plus ta, comme ça ça risque d’être “moins pire” – si une visite chez le dentiste peut être moins pire qu’une autre. Oui oui, je l’sais, y’a toujours pire.
Donc, je me pointe, hier, chez le dentiste. La tite madame hygiéniste vient me chercher à la réception et me dit “on va aller dans ma salle”. Je dis, en la suivant, ”Ah ben oui, c’est votre salle, hein? Finalement, le dentiste il est juste chambreur, ici.” Elle et deux autres tites madames hygiénistes ont éclaté de rire. Alors je m’asseois sur la chaise longue et je regarde le tit lavabo crachoir. Y’a des taches sur la porcelaine et j’arrive pas à déterminer si c’est parce que ça n’a pas été nettoyé ou si c’est simplement taché, ça part pus. Je me demande s’ils ont essayé les tits pads de Monsieur Net. C’est fou comme ça fait partir toutes sortes de taches… et là je regarde en dessous et je vois une espèce de bouteille et là, je découvre que ce tit lavabo peut être alimenté par de l’eau… oui, je suis le tuyau d’alimentation d’eau des yeux… ou par ce qu’il y a dans la bouteille… attends un peu, qu’est-ce qui est écrit… et là, j’ai pas le temps de lire, la madame me dit “on va aller prendre une rédioooooo”.
Je vous épargne la rédio.
Alors le dentiste se pointe après la rédio et il dit, “Ah oui, y’a un abcès, y’a aucun doute là-dessus… on va voir ce que mon gars va dire de ça”. Et je dis “vot’ gars? quel gars?”. Il faut savoir que notre dentiste (un homme gentil, il ne fait pas mal, il est comique, il parle sans arrêt, par contre, mais il travaille bien et il est pas mal d’adon en général) ne fait pas de traitements de canal lui-même. C’est “son gars” qui fait ça. Whoever son gars is. Alors il dit “ben pour le traitement de canal…”; vite vite, je comprends et je dis “pas besoin de votre gars, y’aura pas de traitement de canal”.
Il a bien essayé de me tirer une larme en me parlant de ma merveilleuse dentition encore complète (et ici, il fait Vana devant son écran d’ordi et me montre mes dents en rayon x, comme ça, lààààà) et comment, à sa retraite, il aimerait repenser à ma dentition en étant fier qu’elle soit complète. BEN OUI. Je réponds que j’ai 72 dents et que je peux bien en perdre une, surtout que c’est une molaire. Je dis qu’il y a sûrement d’autres alternatives que de dépenser 700$ sur un traitement de canal. Non je ne veux pas de paiements étalés sur des mois.
Alors il me reparle de la dent qu’il a reconstruite en février et je dis, “Ah ben oui, tiens, justement, elle avait cassé y’a 25 ans, avait été reconstruite en catastrophe, ‘en attendant de faire un traitement de canal et une couronne’ que la dentiste d’urgence avait dit, et elle a re-cassé en février dernier et vous avez fait un travail remarquable, elle se porte trrrrrrès bien”. Il a compris. Y’a viré son capot d’bord et a dit que la dentisterie “fonctionne” bien dans ma bouche (?), alors on va prendre des antibios (comme j’avais suggéré cinq minutes avant) et qu’on va refaire les plombages (trois) sur ZE dent et les deux autour (comme j’avais aussi suggéré). Non, j’aurais pas dû être dentiste, je REFUSE de même penser à fouiller dans les dents des personnes.
Alors c’est à suivre. J’ai mon rv le 11 septembre – un jour explosif, que j’ai dit à la tite hygiéniste. Hihihi qu’elle a dit. J’ai dit, je dis ça parce que c’est la fête de mon beau-frère, ce jour-là. Quand il y a eu les attentats, je lui ai dit “I think you went a bit overboard with the firecrackers, there, Jerry”. On se remémore cette blague tous les ans depuis. On est comme ça, chez nous, on répète sans arrêt. On radote. On se trouve même drôles, parfois.
Alors je prends des antibios – d’ailleurs, faut que je me retape les 35 km pour aller chez Jean Coutu, maudite marde, ils n’avaient évidemment plus assez de pinunes pour la prescription complète, je sais pas comment ça se fait, ça arrive presque invariablement dès qu’on a une prescription hors de l’ordinaire – et des antidouleurs. La douleur est “différente”, alors y’a un genre d’évolution. C’est trop tôt, comme je disais ce matin, pour dire que c’est un progrès.
J’haguis ça avoir mal aux dents.

August 26th, 2009 at 09:07
Ouahou ! que je suis contente de votre initiative ! Bravo ! Mille fois bravo !
Je ne peux vous dire le bonheur de vous lire ! puisque pour le moment nous ne nous côtoyons plus au travail ! Vos commentaires, anecdotes, bizarreries me manquaient trop ! Je serai donc au rendez vous de votre Blog, lorsque ça vous adonnera d’y inscrire quelque chose ! Allez y allègrement !
PS: Y-a-t-il un moyen que je sois avisée lorsque vous aurez récidivé ? Merci à l’avance.
August 26th, 2009 at 09:10
Je vais essayer de vous tenir au courant.
August 27th, 2009 at 16:54
Oh, merci Syl. Ça fait du bien rire un peu. Pas rire de ton malheur, bien sûr que non! Mais je t’entends dans ton écriture, c’est super.
En faisant le ménage de mes courriels l’autre jour j’ai trouvé la blague du croco-lion version Fathaloon, Beaudoin et TiPitte. Elle me fait rire à chaque fois.