Il fut un temps où les agents de conservation travaillaient pour la faune, il me semble, ou peut-être ai-je trop écouté de vieux films fronçais? De nos jours, les agents de conservation et les additifs sont partout à part dans la faune, justement. Ils sont dans tout ce qu’on ingère et digère… ou qu’on ne digère pas.
Faire des balounes
Vers la fin des années 80, quand les enfants de ma sœur aînée ont été assez vieux pour mâcher de la gomme sans l’avaler ou se la mettre dans les cheveux l’un l’autre, quelle ne fut pas sa surprise, à ma chère sœur, de constater que ses enfants (et son méri aussi, si je me souviens bien) étaient intolérants à l’aspartame. C’était bien « chiant » comme allergie, ça, d’autant plus que toutes les maudites marques de gomme à mâcher ou presque contenaient de l’aspartame!!?? Nul besoin d’acheter de la gomme « baloune » pour en faire! Pourtant, l’aspartame partait d’une merveilleuse intention, celle de remplacer le sucre par un édulcorant et réduire, ainsi, la consommation de sucre des individus. Personne n’avait pensé alors que cet additif pourrait avoir des conséquences néfastes sur la santé de certaines personnes.
Un soir d’hiver dans l’Chinatown
Je pense que c’est environ à ce moment-là qu’on a commencé à remarquer la présence de substituts alimentaires et d’agents de conservation – d’en entendre parler, du moins. Pourtant, ça faisait déjà belle lurette (*) qu’on mangeait des mets chinois généreusement aspergés de glutamate monosodique. En fait, manger des mets chinois, pour la plupart des gens, signifiait manger des mets chinois dits « américains » (merveilleusement adaptés aux palais peu exotiques des Nord-Américains), des mets qui n’avaient rien à voir avec les mets chinois « authentiques » d’un Chinatown. Mais manger des mets chinois voulait surtout dire s’empiffrer à se sentir sur le point d’exploser (quelles portions énormes!!), pour avoir soudainement faim trente minutes plus tard. Comme on dit, trois petits gaz et puis s’en vont.
Una sangría, por favor
Depuis, ces agents de conservation et additifs sont partout! Ma dernière trouvaille : une intolérance aux sulfites, découverte après avoir bu de la sangria certains après-midis pendant mes vacances, cet été. Il m’a fallu quelques jours de maux de ventre et une lecture attentive d’étiquettes en faisant l’épicerie avant de faire le lien.
J’en conviens, le transport de certains aliments d’un bout à l’autre de la planète exige qu’ils soient traités de manière à pouvoir survivre à tous ces kilomètres tout en gardant une espèce d’allure de fraîcheur. Alors, à moins qu’on n’en revienne aux années de mon enfance alors qu’on ne mangeait que ce qui était « local » et ce qui pouvait être conservé pendant les longs mois d’hiver, nos corps devront sans doute s’adapter à tous ces additifs ou alors nous devrons investir massivement dans l’alphabétisation des individus, car on n’a pas fini de lire des étiquettes!!

October 23rd, 2009 at 23:25
Moi ce qui me peine le plus…c’est de lire sur les étiquettes de mes bouteilles de vins…qu’il peut contenir des sulfites
mais ça fait rien…jusqu’à maintenant…je les tolère bien quand même ! l’alcool doit aider
bonne fin de semaine !