La prose dépose des choses qui osent.
Voilà la drôle de phrase qui m’est venue ce matin, durant mon trajet vers le bureau. Je parcours 140 km par jour pour aller et venir au travail. C’est beaucoup de temps. Beaucoup de temps pour penser, penser à des affaires folles, souvent.
La prose close cause des choses.
Fut un temps où j’écrivais pour le plaisir. De mes écrits plus récents, certains se souviendront des articles saugrenus du Canard tourmenté. Quel merveilleux exutoire, ce canard. J’ai parfois envie de le ressuciter – ou de lui donner une autre vie, tiens. Ce serait toujours un canard, mais pas nécessairement tourmenté: je pourrais lui trouver un autre état. Je sais pas moi, mobile, débile, tordu, débridé, salé, sucré, zinzin.
La prose propose des choses… qui osent?
