Après un hiver qui n’en fut presque pas un, si l’on se fie à nos mémoires de baby-boomers, défaillantes et portées à exagérer peut-être, le printemps 2010 est maintenant bien assis dans la mangeoire de la fenêtre de la cuisine. “Il est deux semaines plus tôt, au moins,” se dit-on presque tous les jours.
Après les juncos, arrivés il y a un peu plus d’une semaine, voilà qu’un carouge s’est assis dans la mangeoire près de la fenêtre, hier en fin d’après-midi, pour picosser ses graines de tournesol. Ça, c’est un signe qui ne trompe pas.
Déjà, on entendait le merle chanter le lever du soleil. Dans les prochains jours, on aura le soleil qui chauffe tranquillement les matins, de plus en plus, le carouge qui ballote au bout d’une branche, les abeilles qui bourdonnent, les belles tites feuilles vert tendre qui frétillent dans le fond d’air encore frais.Il ne reste qu’aux pioupious de s’affirmer, encore bien timides ces jours-ci. Faut dire qu’il fait souvent sous zéro le matin, encore.
Le lac est calé (depuis lundi), on voit déjà les canards se préparer à la famille et le castor… le maudit castor qui va et vient entre sa hutte et les boisés (ou ce qu’il en reste!!) entourant le lac.
Bientôt, très bientôt ça sentira le gazon qui pousse, et on mettra la chaloupe à l’eau.
